Reportage chez Jean Christophe DELEPINE des Quesnets

Les Quesnets

Mercredi 18 septembre je me suis rendu chez Jean Christophe DELEPINE situé aux Quesnets , petit hameau de Criel sur mer . Car en effet Jean Christophe habite sur la côte et en seine maritime; tout comme moi ; mais joue depuis de nombreuses années en Picardie .

 

Il débute avec son frère Jean Michel en 1982 puis en 1996 chacun volera de ses propres ailes . D'ailleurs Jean Michel réalisa le 2ème national Barcelone l'an passé ! Mais la passion colombophile lui est venue par son ami d'enfance Frédéric IANNI ainsi que par Philippe BAZILLE rencontré lors de match de football puis devenu un ami . D ailleurs le 1er national Pau 2018 de Frédéric IANNI vient de chez Jean Christophe après que Frédéric ait offert les parents à Jean Christophe; c est dire l'amitié qui les unit .

 

 

De fait Jean Christophe cultive les IANNI en très grande partie . De chez Frédéric IANNI , les origines actuelles sont encore bien présentes avec les Noël PEIREN et les Michel DUBOIS .

 

une partie des colombiers

Sa colonie se compose de quelques 200 pigeons en saison dont seulement 7 couples de reproducteurs qui ne produiront qu une vingtaine de pigeonneaux à jouer . Cette année ceux ci n'ont fait que 3 concours . Et la raison en est simple puisque Jean Christophe travaillant posté et avec beaucoup de route , il n 'a pas le temps d'accoupler en début de saison ; donc il ne bague que des tardifs , environ une soixantaine , de ses reproducteurs et de ses meilleurs voyageurs .

Parmi ces voyageurs on dénombre une trentaine de veufs . A noter que mâles comme femelles sont joués au veuvage . Il y a seulement 2 ans il décide de rejouer ses femelles et avec d excellents résultats . Cette année elles avaient donc toutes 18 mois lorsqu'elles ont été engagées sur un international , les vieilles femelles étant laissées aux veufs pour le retour .

Exception faite de Saint Vincent du CALC et de Narbonne où mesdames ont été joué sur position avec donc le 1er international en femelles avec la 208647/17 qui plus est en n'ayant que 18 mois !!!

 

le 468812/14 origine Brouckaert (même origine que la 1ère international Narbonne)

 

en 2018 il réalise:

sur Pau 46/3830

sur St Vincent 372/3076

sur Perpignan 440/3477

 

et 38° as pigeon à 3 prix au CIF

 

en 2019 il réalise:

sur Pau 41/3668

sur St Vincent 33/3714

 

et 10° as pigeon à 2 prix au CIF

Tout comme son ami Frédéric , les concours sociétés ne sont que des étapes préparatoires aux longues joutes internationales qui sont désormais le but , et ce après avoir tout deux été de redoutables concurrents en région .

 

Jean Christophe ne joue pas de championnat mais cible certains concours fédéraux :

-2ème fédéral Brive sur 2707 pigeons en 2018

-5ème fédéral Bram sur 799 pigeons en 2018

-1er fédéral Marsac sur 3046 pigeons en 2016

 

 

 

Depuis 2012 il a décidé de se consacrer aux internationaux avec un réel succès .

Cette année il réalise les -8,41,50,57,58,109,142,171,784 et 867 sur Pau national

-38,342,432 et 730 sur Barcelone national

-21,33,202,237,866,903 et 911 sur Saint Vincent national

-3,49,147 et 343 sur Narbonne national

 

En 2018 : -27,46,222,268,291,315 et 707 sur Pau national

-8,130,141,148,198,216,317,372,391 et 417 sur Saint Vincent national

-42,112 sur Narbonne International

-56,69,288,860 sur Perpignan International

 

En 2017 : -78,114,147,401,537,603,642,797,806 et 911 sur Pau national

-214,384,585,753,808 sur Saint Vincent International

 

En 2016 : -3,74,107,127,145,156,159,182,187,189,191,225,286,290,314,500 et 558 sur Pau national

 

En 2015 : -19,141,348 et 436 sur Pau national

-22,172,210,211,219,255,260,300 et 307 sur Saint Vincent national

-73,125,437 et 690 sur Narbonne national

-38,76,333 et 742 sur Perpignan national

 

C est dire sa régularité sur ces 5 dernières années !

le 074618/16 origine Brouckaert (même origine que la 1ère international Narbonne)

 

en 2019 il réalise:

sur Pau 50/3668

sur St Vincent 21/3714

 

et 9° as pigeon à 2 prix au CIF

Une caractéristique récurrente chez ses pigeons , c'est une extrême solidité et une aile bien ventilée .

La colonie est logée dans 3 colombiers fonctionnels, spacieux, bien aérés et suffisament grands pour recevoir toute la colonie .

Un mélange de plusieurs sacs de sport de différentes marques est donné à volonté avant le concours puis 3 jours de dépuratif au retour du concours .

Et pour la première année Jean Christophe a utilisé le MAPP System d'Alexandre Margris pendant la saison mais les traitements contre la trichomonose et la coccidiose ont été donnés avant saison .

Notre hôte ayant peu de temps pour s occuper de ses pigeons , les volées sont donc effectuées suivant le rythme d'équipe mais essaie tout de même de les nourrir 2 fois par jour .

Les veufs ne voient pas leur femelle avant de partir , seulement le plateau ou rien parfois ; les femelles seront présentées au retour .

 

 

 

Après une belle après midi passée en sa compagnie, nous devons nous séparer; je le remercie encore d'avoir accepté de m'accueillir et lui donne rendez vous l'an prochain aux prochains enlogements des internationaux .

 

 

par Marc-Antoine CALIPPE

Reportage chez Gérard SAVOYE de Le Titre

Le Titre

Ce mercredi 4 septembre je me suis rendu à Le Titre, visiter un colombophile redoutable depuis plusieurs années au sein de notre groupement . Il s'agit bien sûr de Gérard Savoye . Car les titres de champion et d'as pigeon , il les engrange tant en secteur qu'au groupement ainsi qu'à la fédération .

 

 

Cette année il est champion général groupement et 3ème au fédéral .

2018 il était second au général groupement , champion fond fédéral et 3ème au championnat général fédéral

2017 de nouveau champion général somme

2016 2ème général somme

2015 3ème général somme , 1er champion longs cours de la somme

Je passe les titres de champion par catégorie et as pigeon qu'il cumule saison après saison . D'ailleurs en feuilletant tout ses diplômes j ai pu observé des 1ers fédéraux sur Marmande , Bram , Perpignan …. !

 

un aperçu des installations

C'était donc naturel que je me rende chez ce sympathique colombophile .

Gérard est installé avec son épouse à Le Titre, petite commune située entre Abbeville et Crécy en Ponthieu, depuis 1983 mais joue depuis 1971 , date à laquelle il a débuté chez ses parents là aussi à Le Titre . C'est ainsi qu'à ses débuts il rencontra Gérard Fruitier lorsque celui ci habitait encore à Abbeville . Il l'a aidé dans les soins , la préparation et les conseils pour bien démarrer et bien sûr lui a bagué des jeunes .

Ensuite d'autres origines sont venues se greffer à la colonie comme les Graindor , les Vacavant ainsi que les Tournet ( qui a déjà lui aussi fait l'objet d'un reportage ) .

 

Et pour remporter le championnat général , il faut forcement jouer tous les concours . Gérard joue donc ses jeunes mâles sur 2 concours de vitesse et ses jeunes femelles participent au demi fond ; en yearling les mâles sont joué en demi fond et les femelles en fond et à partir de l'âge de 2 ans tout le monde va au fond ou au grand fond . A noter que Gérard ne joue pas ses vieux en vitesse , ils démarrent automatiquement leur saison par un concours de demi fond .

l'interieur des compartiments

Comme nous l'avons vu , bien qu'il joue tous les championnats , Gérard s'est spécialisé sur les longs cours . Il a d'ailleurs commencé à enloger des concours internationaux cette année .

Et avec un certain succès ; sur Pau il réalise le 8ème national et en classe 3 dans le top 100 ; sur Perpignan il en classe 6 sur 9 en national femelles .

D'ailleurs pour l'anecdote certains ont pu remarquer le classement de Gérard sur le Montauban fédéral puisqu'il classe 18 pigeons en 2 minutes !!!

Il faut dire que Gérard était parti enloger Perpignan international et avait donc emporté son constateur électronique et quand il est rentré 18 pigeons attendaient sagement sur la pelouse !

On pourrait se demander quel est le secret d'un tel succès mais chez Gérard tout est très simple !!

Tout d'abord au sujet de l'alimentation, il donne un mélange basique et rajoute du blé , du maïs et de l'orge qu'il dose suivant le jour de la semaine .

Ça ne lui revient donc pas très cher et les pigeons s'en satisfont . Car Gérard a tout de même une colonie de 150 pigeons l'hiver plus environ 70 jeunes en saison .

Tout ces jeunes sont issus de sa vingtaine de couples de reproducteurs .

Gérard avec son Kurver de 2002 base de la colonie et qui reproduisait encore l'an passé

 

Les voyageurs sont accouplés en février mais n'élèvent pas , ils ne restent que sur couvage . Ils auront seulement la permission d'élever un jeune en fin de saison mais ne sera pas conservé . Gérard joue tout ses pigeons au veuvage , mâles comme femelles . Aucun plateau n'est retourné et aucune femelle n'est présenté avant l'enlogement . Les partenaires se retrouveront au retour du concours . Cette méthode , la plus simple et la plus rapide est appliqué à l 'ensemble de la colonie et avec le succès qu'on lui connaît . Les veufs comme les femelles effectuent une volée forcée le soir . Ils sont juste entraînés 4 fois en début de saison . Et cette année contrairement aux années précédentes où il effectuait les traitements habituels contre la trichomonose, la coccidiose ... pour la première fois Gérard n'a appliqué aucun traitement à ses pigeons . Encore une fois chez Gérard simplicité = succès !

 

Il est un de ces passionnés qui ont comme on dit « un pigeon dans le ventre « ,il ne loupe aucun week-end à tel point qu'il me confia qu'à l'époque il avait joué le jour de son mariage !!

J'ai été ravi de passer cette après midi en la compagnie de ce sympathique mais non moins redoutable colombophile .

par Marc-Antoine CALIPPE

Reportage à la société d'Abbeville

Abbeville

Samedi 31 aout était le rendez vous des colombophiles abbevillois autour des étangs de pêche de la Bouvaque . Et comme chaque année les invités ont pu déguster le cochon à la broche .

Ce fut l'occasion pour les colombophiles présents de partager un de ces moments conviviaux que la concorde abbevilloise sait organiser dans la bonne humeur .

par Marc-Antoine CALIPPE

Reportage chez Frédéric IANNI de Martaigneville

Martaigneville

Début Octobre et par une belle matinée ensoleillée je me suis rendu à Martaigneville chez Frédéric Ianni . Frédéric est un colombophile bien connu . En effet il a à son actif 3 titres de vice champion de France , champion de Picardie du temps où il jouait avec feu son père Guido . Mais pour lui c'est du passé , notre homme est constamment orienté vers l'avenir, la saison 2018 terminée il prépare déjà 2019 .

Et si j'ai demandé à Frédéric de me recevoir c'est aussi pour mettre en valeur le seul colombophile de Picardie à avoir réalisé un 1er national cette saison . Et quelle saison !! Non content d'avoir réalisé le 1er prix national et 5ème international sur Pau pour entamer la saison des inters , il réalise aussi 13 prix de 14 engagés dont 6 dans le top 100 national ! Sur Barcelone national c'est la 88ème place qu'il décroche avec 2 prix de 4 engagés . St Vincent il réalise le 40ème prix et 6 prix de 12 enagagés . Marseille 186ème et 1 prix de 4 .

A Narbonne 10ème et 5 prix de 7 engagés . Pour terminer sur Perpignan avec le 227ème national et 4 prix de 7 engagés . La colonie Ianni cette saison c'est 65% de prix dans les internationaux !!! Une performance a faire pâlir les plus grands coulonneux .

Frederic est sociétaire de la concorde d'Abbeville . Mais les concours de société ne sont qu'une étape préparatoire aux courses internationales qui sont son objectif . En effet après avoir trusté les premières places en région , aujourd'hui sa colonie est orientée exclusivement vers les inters .

 

 

Frédéric est installé depuis 2014 dans sa nouvelle demeure qu'il a fait construire . D'ailleurs celle-ci s'est terminée en même temps que le colombier qui a pu être opérationnel aussitôt son arrivée . Et seulement 4 ans après son emménagement il réalise déjà un premier prix national sur Pau !

 

Devant le colombier avec un des champions

Un secret derrière une telle réussite ?

Déjà des installations au top , fabriquées en Belgique et d'excellente qualité et exposées sud-est . On voit bien l'importance d' un bon colombier pour lui avec ces installations dignes des champions belges . Le colombier est composé de 31 veufs de 2ans et plus avec autant de femelles logées dans les volières à l'arrière du colombier , ainsi que 30 à 35 yearlings joué au célibat . Seuls les veufs étant joué au veuvage classique .

 

La volière des femelles

La compartiment des veufs

Ensuite une méthode et de la rigueur dans le management de la colonie . Notre homme était l' »élève » de Bled Kléber de Cayeux sur Mer qui lui a appris les ficelles du métier . Puis des liens se sont noués avec d'autres grands coulonneux comme Michel Dubois de Mesnil-Dohem. D'ailleurs les Dubois font partie intégrante de l'effectif de Frédéric comme les Noël Peiren , les Martin Dhooge et les Eddy Dheedene ( Frans Bungeneers, Jan Polder et les Galle- Wynants).

L'apprentissage des longs cours démarre tout jeune . En effet c'est à ce moment que Frédéric les enferme dans un panier de concours avec uniquement du maïs et de l'eau et cela pendant 5 jours . Des conditions qu'ils retrouveront plus tard quand ils participeront à ces grandes joutes . Ses 60 jeunes ne participent pas aux concours la 1ère année, ils sont juste entraînés . Dès 1 an , ils participeront à 4 vitesses , 2 demi-fond et au St Junien du CALC , de manière à se préparer à affronter de gros contingents . Ensuite à 2 ans ils font le Vivonne du groupement de la Somme puis ils poursuivent les concours CALC notamment le Saint Junien , le Jarnac et le Brive , toujours dans la même optique , avant d'effectuer un concours international qui sera soit Saint Vincent soit Narbonne . Puis à 3 ans ils participeront à 2 concours internationaux et pas plus , Frédéric donnant de l'importance au repos pour ses coulons déjà fort sollicités . Notre hôte ayant peu de temps la journée , c'est une volée forcée qui est imposée à ses coulons tous les soirs .

Les magnifiques installations

Au niveau des soins , Frédéric utilise peu de traitements . Pendant la saison des concours la trichomonose est traitée toutes les 3 semaines, les voies respiratoires tous les mois . Tous les pigeons sont également traités au parastop .

C'est d'ailleurs vers le mois de Mars où les pigeons effectuent une couvée de 10 jours puis une seconde d'un peu moins que les traitements sont effectués . Il donne aussi de la propolys pendant la saison . Ainsi que de la naturaline et du vinaigre de cidre pendant la mue . On voit bien que les produits naturels ont aussi leur importance . Pour l'alimentation c 'est un mélange 50% dépuratif 50% sport qui est donné en début de saison puis arrivé aux étapes importantes c'est un mélange de plusieurs sport Vanrobaeys qui leur est proposé .

Enfin un dernier point important dans cette colonie , c'est la colombiculture . Notre hôte se donne les moyens de ses ambitions : tous ses couples son enfermés dans de grands box d'accouplement au dessus de son garage de manière à être certain de la descendance . Et Frédéric prête une attention particulière aux femelles . En effet pour lui , elles constituent un patrimoine génétique qui influera grandement sur les futures générations .Et pour cela Frédéric recherche des pigeons avec des origines ainsi qu'un type de pigeon assez long et musclé pour affronter de grandes étapes .

Les box individuels des reproducteurs

Frédéric a fait l'objet de nombreux reportages de par ses prouesses colombophiles (d'ailleurs quand je suis passé il était encore sollicité pour un autre reportage!) et je l'en remercie encore d'avoir accepté de me recevoir . Nul doute que l'on entendra encore parler de lui dans un avenir proche .

par Marc-Antoine CALIPPE

Reportage à la société d'Abbeville

Abbeville

Ce samedi 1 er septembre avait lieu l'habituelle journée pêche de l'association d'Abbeville aux étangs de la Bouvaque. Même s'il y eût quelques pêcheurs c'est surtout le repas du midi qui a rassemblé une centaine de personnes . Les convives pu se restaurer autour du cochon grillé à la broche .

Jean-Baptiste Grislain et Jean-Michel Gardel , les préposés au barbecue

Lionel Deneux le président

De nombreux colombophiles du secteur s'y sont donné rendez-vous pour discuter pigeon et de la saison qui venait de s'achever .

par Marc-Antoine CALIPPE

Reportage chez Didier TOURNET d' Etelfay

Etelfay

C est à l'orée des concours de cette saison 2018 que je me suis rendu chez Didier Tournet à Etelfay près de Montdidier . Didier a 50 ans et joue à cette adresse depuis 1992 et joue depuis quelques années au pigeon Royal.

 

Il est originaire du Nord et a des pigeons depuis tout petit . Ses premiers pigeons sont originaires de chez Gervois et Devillers d' Auchy les Hesdin qui l'ont initié aux pigeons. Ceux-ci forment la base de la colonie avec quelques introductions dont notamment des Vandenabeele et des Aarden . Didier joue tous les concours avec une préférence pour les longues distances . Et ses résultats attestent de sa réussite !

Si on ne remonte que sur les 4 dernières années:

2014        4ème championnat demi fond secteur est
        3ème championnat demi fond yearling secteur est
        1er as pigeon demi fond yearling secteur est
        4ème championnat fond secteur est
        2ème as pigeon fond secteur est
        3ème championnat grand fond secteur est

2015        5ème championnat général groupement
        1er championnat fond femelle groupement
        2ème championnat vitesse jeune secteur est
        1er championnat demi fond secteur est
        1er championnat demi fond yearling secteur est
        1er as pigeon demi fond yearling secteur est
        1er championnat fond secteur est
        1er as pigeon fond secteur est

2016        4ème championnat général groupement        2ème championnat demi fond yearling groupement        2ème championnat général secteur est        

1er as pigeon yearling secteur est        

1er as pigeon fond secteur est        

1er championnat fond secteur est        

1er championnat demi fond secteur est

2017        5ème championnat général groupement       3ème as pigeon demi fond yearling groupement        

1er as pigeon fond groupement        

1er championnat demi fond groupement        

2ème championnat demi fond yearling groupement       3ème championnat fond groupement        

3ème championnat grand fond groupement

Un sacré palmarès pour un colombophile qui truste la tête des championnats groupement depuis des années et avec une régularité sans faille . Et il n'est pas peu fier de me montrer son 224140/15 As pigeon fédéral 2017 et Bague en Or et également 1er Elne au groupement de la Somme.

Quelques uns des trophées de notre champion. 

ci-contre le 224140/15 as pigeon fédéral

Au niveau des soins , pas de surprises , un nettoyage quotidien est effectué, la prophylaxie est de mise ! Didier donne une importance capitale à l'alimentation, il utilise des mélanges mariman et natural avec du super veuvage, du diète et du dépuratif ainsi que du maïs en plus pour les concours lointains. Les pigeons sont nourris à volonté les 2 derniers jours avant l'enlogement. Il utilise également des produits naturels à savoir du miel, des minéraux et du vinaigre de cidre. Par contre il ne donne jamais de vitamines.

 

Didier ne garde que des pigeons sains ; tout jeune qui n'est pas en état est irrémédiablement éliminé. Il veut que ses pigeons se sentent bien chez lui.

Pour les traitement , la trichomonose et la coccidiose sont combattus à l'accouplement en février. Ensuite un traitement anti trichomonas est effectué chaque mois pendant la saison à l'aide de spartrix. Un vermifuge est également donné une fois par an.

 

Didier possède de magnifique installations. Et je n'ai pas pu m'empêcher de remarquer le grand duc qu'il a installé sur sa haie. Il m'affirme que c'est très efficace chez lui pour éloigner les rapaces (j'ai d'ailleurs suivi son conseil et en ai fait l'acquisition également).

Les installations de jeu

Didier possède une centaine de pigeons de jeu ( 28 veufs, 28 femelles et 45 yearlings) , ainsi que 80 jeunes et 9 couples de reproducteurs.Il garde également quelques femelles supplémentaires pour pallier les pertes des femelles de jeu pour continuer à motiver les veufs. Les voyageurs élèvent un jeune en début de saison et tout le monde est joué. Pour ce qui est des jeunes , Didier les entraîne beaucoup (progressivement en allongeant la distance et tous les jours) mais ne leur fais concourir que 3 vitesses seulement. Il perd peu de jeunes, il en resterait chaque saison une soixantaine sur 80 donc un tri à la main est effectué en fin de saison pour n'en garder que 40. Et c'est son grand ami Pierre Brioist qui s'en charge avec qui il échange des coulons régulièrement.

 

La matinée se concluant trop vite, je me dois de quitter mon hôte du jour. J avoue avoir passé une excellente matinée en la compagnie de Didier et de son épouse, un colombophile d'une extrême gentillesse et très simple.

par Marc-Antoine CALIPPE

Marché aux pigeons Roye 2018

Roye

Dimanche 25 mars était organisé le 10ème marché aux pigeons du Pigeon Royal . Hervé Vélut et les autres membres de son association ont ainsi accueilli une dizaine d'exposants . Nombre de colombophiles présents ont pu acquérir des pigeonneaux pour renforcer leur colonie . 

La présence d'André Soquet dépositaire Bricon , de Jacques Boonaert dépositaire Unikon ainsi que du vétérinaire Emmanuel Leyssens a été grandement appréciée . Les conseils avisés de ce dernier seront suivis par beaucoup d ' amateurs cette saison .

Une centaine de personnes ont pu se restaurer autour du copieux repas servi dans cette salle du Rex . Et la vente des 30 bons et pigeonneaux au profit du club a remporté un grand succès .

Le président s'est félicité une nouvelle fois de la réussite de son marché et espère bien retrouver ces colombophiles pour le 11ème .

par Marc-Antoine CALIPPE

Vente pigeonneaux Abbeville 2018

Abbeville

Ce samedi 24 mars avait lieu la traditionnelle vente aux pigeonneaux de la Concorde d ' Abbeville . De nombreux amateurs se sont déplacés pour assister à cette vente aux enchères . Ainsi une trentaine de pigeonneaux étaient présentés ainsi qu'une vingtaine de bons . Après l ' habituelle séance de prise en mains , les futurs acquéreurs ont pu juger de la qualité des jeunes généreusement offert par des amateurs de 1ère , 2ème et 3ème régions . A noter également la présence de plusieurs jeunes coulons issus de colombiers réputés dans les concours internationaux . 

L ' évènement s'est déroulé dans une ambiance bon enfant . Celui-ci a été orchestré de main de maître par Pierre Brioist et Lionel Deneux dont l'accueil est toujours aussi agréable .

par Marc-Antoine CALIPPE

Reportage chez Charles DELAVILLE de Gousseauville

Gousseauville

C est par un froid glacial que je me suis rendu à Gousseauville chez Charles Delaville . Mon hôte du jour habite en Seine-Maritime , tout comme moi et nous jouons ensemble aux Voltigeurs du Vimeu de Woincourt . Je dois admettre avoir beaucoup insisté pour qu'il m’accueille . Charles est de ces colombophiles qui n'aiment pas trop être mis à l'honneur .Il a tout de même accepté de me recevoir et je l'en remercie .

 

Je connais Charles depuis mes débuts à la colombophilie il y a 20 ans , il était déjà régleur des constateurs au local . Il en est désormais le plus ancien sociétaire du haut de ses 81 ans et 56 ans de colombophilie (il a d'ailleurs obtenu la médaille du cinquantenaire!) . Charles est marié à Julienne depuis 59 ans et depuis tout ce temps elle l'accompagne dans sa passion .

Si j'ai choisi de m'inviter chez Charles , c'est qu'il est de ces amateurs dont on parle peu mais qui ont d'excellents résultats .

 

En effet après plus de 50 ans il a décidé de jouer ses premiers concours internationaux en 2016 après des années à toujours bien figurer dans les classements fédéraux . Cette année-là aura été exceptionnelle pour Charles :

1er concours international Pau 2016 , 4 pigeons enlogés , il en classe 3 dans le top 100 national et le 4ème est également classé , 4/4 sur Pau !!! 14ème national, 51ème national, 73ème national et 641ème national sur 2861 pigeons .

2ème concours international Saint Vincent 2016 , 3/5 national avec les 155ème national , 272ème national et 305ème national sur 3379 pigeons .

3ème concours international Perpignan 2016 , 3/6 national avec les 140ème national , 168ème national et 502ème national sur 3334 pigeons .

Je peux vous dire qu'il a marqué les esprits au centre des internationaux d'Amiens !!

Charles qui arbore fièrement sa médaille du cinquantenaire

Pour une première fois dans les inter ça aura été fabuleux avec ces 3 seuls concours . Et sur ceux-ci 2 pigeons sont sortis du lot : le 382795/13 avec 3/3 , 14ème national Pau , 155ème national Saint Vincent et 168ème national Perpignan !!! Et le 382816/13 avec également 3/3 , 51ème national Pau , 305ème national Saint Vincent et 140ème national Perpignan !!!

Le premier est d'origine Breard/Toosens et le second Van der Wegen/Delignières .

 

Parlons de ses débuts . Charles a commencé avec des pigeons de basse-cour , des Carnot . Puis il a habité entre deux colombophiles , les frères Dumont . Or les pigeons de Charles embêtait ceux de ses voisins . Ils lui ont alors bagués des voyageurs et ainsi a débuté sa passion en 1962 . Il sera donc sociétaire à Gamaches puis à Eu et après un passage à Blangy il est désormais un des piliers des Voltigeurs du Vimeu de Woincourt .

Et c'est suite à la dissolution de l'association de Gamaches qu'il joua en invité à l'association de Woincourt où il a connu Robert Breard en 1968 qui lui a donné des jeunes . Charles est certainement aujourd'hui un des derniers à posséder encore cette origine . Ce sont des pigeons de grand fond essentiellement roux ou meunier . Charles me raconte que le père Breard constatait dans le grand fond comme si c'était un concours de vitesse !

le 382816/13

Aujourd'hui encore Charles joue comme en 1968 . Et tout son talent réside dans ce succès avec une très petite colonie , il est certainement un exemple à suivre pour tout jeune colombophile voulant démarrer . Charles ne joue sa saison qu'avec 12 veufs et 10 yearlings !! Et pour cause pendant des années , il amenait son petit panier derrière sa mobylette . Suite à des problèmes de santé des colombophiles de la société qui habitent à proximité le prennent en passant . C'est ça aussi la colombophilie , la solidarité et une bande de copains qui se retrouvent chaque week-end .

 

Sa colonie se compose uniquement de 45 à 50 pigeons en tout . 12 veufs donc et leurs femelles plus 10 yearlings , 3 couples de reproducteurs et quelques jeunes . Il élève tout de même un jeune de ses meilleurs voyageurs . Pour l'anecdote , Charles accouple ses voyageurs le jour de la sainte Julienne le 16 Février .

Charles ne joue pas ses jeunes , il les entraîne seulement , puis à l'âge d'un an il les joue en célibataire en vitesse et demi-fond . Et c'est à 2 ans que les choses sérieuses commencent , ils partent pour 2 vitesses , puis 2 demi fond , puis un fond et enfin ils attaquent les concours de grand fond .

Au niveau des soins , rien d'exceptionnel : hors saison de concours , un mélange standard est servi avec un peu d'orge l'hiver . Pendant les concours un mélange veuvage du commerce et du superdiète . En plus ils ont à disposition du grit , des pierres à picorer , du bloc sel et des vitamines . Des traitements contre la trichomonose , la coccidiose et l'ornithose sont administrés .

Enfin Charles vaccine contre la paramyxovirose et les poquettes .

le meilleur pigeon de la colonie le 382795/13

Voilà après une matinée à discuter pigeons et de toute ses anecdote de colombophilie , je dois quitter Charles et Julienne qui m'ont accueilli toujours aussi chaleureusement comme à leur habitude . Je leur donne donc rendez vous dans un mois pour le début des concours au siège de la société .

 

par Marc-Antoine CALIPPE

Houten 2018

Houten

Le groupement colombophile de la Somme organisait ce samedi 3 mars un déplacement à Houten aux Pays Bas pour ce qui est un des plus grands rassemblement de pigeonneaux et d exposants d'Europe . Une quarantaine de colombophiles picards ont répondu présents et je les en remercie une nouvelle fois tant il est vrai que peu de manifestations de ce genre sont organisées . Nous sommes donc partis dès l'aurore 4h30 de la gare d'Abbeville puis 5h30 pour les coulonneux sur Amiens . Il en fallait de la motivation !!!

 

Arrivés à 10h30 sur place, tout ce petit monde s'est éparpillé pour visiter cet immense complexe à l'honneur du pigeon voyageur pour ce week end . C'était également ma première participation et ce qui m'a marqué dès mon arrivée c'est le monde et l'immense brouhaha qui innonde l'atmosphère.

Des stands à perte de vue . C'est ce qui est le plus fascinant ! C'est le paradis du colombophile : 250 exposants, imaginez ! Des firmes d'aliments , des veterinaires , des colombiers , des casiers autonettoyants , du matériel , des remorques avec panier de voyage incorporé , des plaques chauffantes pour colombiers avec thermostat , des systèmes d'ouverture et fermeture automatiques de trappes et surtout surtout des pigeons !!

Près de 6000 pigeonneaux à vendre ! Il y en avait pour tout les amateurs et toutes les bourses.

J'y ai pour ma part, fait aussi quelques acquisitions . Et tout ce que l'on peut dire c'est que le language du pigeon voyageur est universel . En effet avec des allemands, des hollandais, des belges, des français, des chinois, des anglais, des danois, des polonais ... il faut s'y retrouver . Enfin au bout du compte on arrive toujours à se comprendre.

 

Avec tant de belles choses je vous ai gratifié de quelques photos souvenir.

Le seul soucis aura été le temps de déplacement en bus qui aura été assez long pour le temps passé sur place . Cependant je pense que la plupart des amateurs sont rentrés satisfaits de leur journée avec de belles rencontres et sûrement de beaux souvenirs pour un évènement que l'on a peu l'occasion d'assister . J'espère pouvoir retrouver l'an prochain les participants enthousiastes à ce déplacement ; et d'autres bien sûr . En effet cette aventure est une première pour moi mais pas la dernière , nous comptons bien réitérer l'expérience mais pour une autre destination . 

A suivre ... 

par Marc-Antoine CALIPPE

Exposition Woincourt 2018

Woincourt

Le 11 février 2018 avait lieu l'exposition annuelle de l’association des Voltigeurs du Vimeu de Woincourt . Quelques 340 pigeons ont été présenté aux 4 juges standards et alaires .

Le président Christian Petit se félicite du nombre de pigeons ainsi que d'amateurs ayant participé , une quinzaine, dont plusieurs pour qui c'était une première .

Il faut préciser que cette exposition est une des dernières de Picardie avec plus de 30 années d'existence ; et que les coulonneux de Woincourt s'évertuent à la perpétuer .

Beaucoup de pigeons ont été jugé cette année encore

Les colombophiles présents ont pu se restaurer autour d'un copieux repas le midi et l’après midi est venu le moment de la traditionnelle vente de pigeonneaux (quelques 30 bons ou jeunes ont été vendus) puis de la remise des prix de l'exposition .

Comme l'an passé , ce sont Alain et Brigitte Morel qui terminent sur la première marche du podium .

Pour conclure Christian Petit invite les colombophiles à reprendre date pour l'an prochain et partager de nouveau ces moments conviviaux.

 

par Marc-Antoine CALIPPE

Congrès national Gravelines 2018

Gravelines

Ces 20 et 21 janvier le Sportica de Gravelines a accueilli les colombophiles venus de presque toutes les régions de France . Gravelines est devenu le lieu habituel des congres nationaux, qui plus est en cette année élective .

 

 

 

Peu de surprises, une seule liste en lice, le président sortant Jean-Jacques Dupuis et son bureau ont donc été réélus malgré le peu d'enthousiasme des délégués qui n'ont pas été nombreux à voter . A retenir de cette assemblée : le prix de la bague matricule qui passe de 0,55€ à 0,60€ ainsi que l'organisation du championnat de France des régions à Roye . Le concours du meilleur jeune colombophile de France a été à l'honneur cette année avec 8 participants tous issus uniquement de la 1ère région .

 

Les colombophiles français ne se sont pas déplacés en masse pour ce week-end ; l'exposition nationale n'a pas fait des émules non plus, peu de pigeons et peu de régions ont été représentées .

Cependant les exposants (commerciaux) étaient au rendez vous, des firmes alimentaires, des vétérinaires, des représentants de constatation électronique, du matériel, Benoît Caillez de la France Colombophile, le colombier militaire …

Le stand de Teurlings

Le stand de la graineteire du canal avec Christelle Blauwart

 

Le samedi soir , moment privilégié avec le repas de gala et le spectacle de l'orchestre Kubiak toujours exceptionnel . Le dimanche matin peu de monde dans les allées ; les moments les plus interessants ont été la conférence vétérinaire du docteur Emmanuel Leysens ainsi que la conférence alaire de Jacky Hardy .

 

Pour terminer mon propos je souhaite féliciter le champion de France Didier Hoflack pour son 3ème vase de Sèvres .

par Marc-Antoine CALIPPE

Reportage chez José LOPES de Coisy

Coisy

En cette fin novembre et par un temps maussade , je me suis rendu à Coisy chez José Lopes . A mon arrivée m'attendait déjà son neveu Jean-Philippe Leroy puis José Abrunhosa nous a rejoint . Tout deux sont aussi d'excellents colombophiles du groupement .

Mais revenons à mon hôte du jour . José est âgé de 65 ans et est retraité paysagiste à la ville d'Amiens . Et on le remarque quand on voit la magnifique entrée pavée par ses soins devant sa maison . Il est venu à la colombophilie par le biais de son beau-père Marcel Pauwels , un ancien , un coulonneux chevronné bien connu dans le secteur .

En effet au décès de celui-ci en 1998 le fils de José a voulu perpétuer la tradition familiale et s'est donc lancé avec les pigeons du grand-père . Puis c'est José lui-même qui a repris quand son fils est parti pour raisons professionnelles .

 

Les débuts sont timides puis José fait bâtir sa résidence actuelle en 2007 et a donc déménagé ses colombiers et redémarré . Vient enfin le déclic avec la rencontre de José Abrunhosa en 2010 . Et ce José là on ne le présente plus , toujours au top des championnats de vitesse , demi-fond et fond depuis des décennies . Ses précieux conseils lui ont permis d'atteindre les sommets . Il lui a appris la rigueur dans les soins , à bien observer ses coulons . Il l'a également orienté chez son ami Albert Vanloosveldt pour acquérir des pigeons qui sont aujourd'hui le cœur de la colonie Lopes .

Les résultats s'en sont ensuivi aussitôt . Il est devenu un joueur redoutable tout comme son neveu Jean-Philippe lui aussi « élève » de José Abrunhosa . Et depuis il truste les premières places au secteur centre ainsi qu'au groupement .

Par exemple :

en 2014 3ème au championnat vitesse vieux groupement , 1er en vitesse yearling et as pigeon yearling

en 2015 2ème au championnat vitesse vieux secteur centre , 2ème au championnat vitesse yearling , 4ème au championnat demi-fond vieux

en 2016 3ème au championnat demi fond yearling groupement et 2ème as pigeon yearling , 4ème demi-fond vieux

en 2017 3ème au championnat demi-fond vieux groupement , 4ème au championnat yearling secteur centre , 1er au championnat demi-fond vieux , 3ème au championnat vitesse yearling , 1er au championnat vitesse vieux

Le carnet de colombier du beau-père, un collector

José avec le 379251/13 meilleur pigeon de vitesse cette année avec 13 prix de 14 enlogements

Sa colonie se compose de 80 pigeons l'hiver et environ 110 en pleine saison . Il faut dire que José n'a que 2 couples de reproducteurs . Il joue au veuvage et les femelles sont également enlogées . Il joue également les jeunes . Les coulons partent au concours chaque semaine de la vitesse jusqu'au fond . José nourrit avec un mélange du commerce , du Mariman de chez JMT , du diète , du standard , du super veuvage en fonction de l'étape que les pigeons ont à accomplir .

Avant la saison des concours une analyse des fientes est pratiquée . Un traitement anticoccidien et antitrichomonose est donnée pendant la saison en fonction de l'état des pigeons . José effectue un vaccin pour la paramyxovirose et les poquettes ainsi qu'un traitement préventif pour les salmonelles.

Pour autant les produits naturels ne sont pas oubliés ; José donne du vinaigre de cidre, de l'huile d'ail, de la levure de bière...

Les magnifiques installations

Vient ensuite le moment de la visite des installations et des pigeons . En sortant de la maison on a une vue dégagée sur la plaine et la ville d'Amiens toute proche ; une superbe vue pour attendre les pigeons qui doivent rentrer de concours . José possède un magnifique colombier Punt , très bien aménagé et fonctionnel . J'ai remarqué le fil tendu sur le faîtage . Pour mon hôte , le pigeon est soit dans le ciel en train de voler , soit il se pose au spoutnik pour rentrer . La rigueur est de mise !!!

 

Et un point sur lequel les trois colombophiles ont insisté c'est qu'il n'y a pas de secrets , pas de potion magique ; que le jeune colombophile qui démarre ne se mette pas cela en tête . Le secret s'il y en a un c'est beaucoup d'observation , les pigeons nous parlent en fonction de l'état des fientes , de la gorge , des volées … C'est à l'amateur de réagir en fonction de ces éléments .

 

Le trio redoutable du secteur centre avec de gauche à droite José Abrunhosa, José Lopes et Jean-Philippe Leroy

 

José a été sociétaire à ses débuts à la Concorde d'Amiens jusqu'en 2013 puis aux Ailes d'Argent. L'an prochain il rejoindra son neveu à Longueau . Avec José et Jean-Philippe ( et feu le grand-père ) le pigeon est une affaire de famille .

 

Le soir arrivant trop vite , nous n'avons pas vu le temps passer à discuter coulon et écouter les anecdotes de José . Je dois admettre avoir passé une superbe après-midi en compagnie de ces colombophiles passionnés ; trois champions qui jouent avec les mêmes pigeons , les mêmes méthodes , comme une équipe mais chacun de leur côté .

par Marc-Antoine CALIPPE

Reportage à la société de Woincourt

Woincourt

En ce week-end du 11 Novembre , c'est le rendez vous annuel des Alairiens au siège des Voltigeurs du Vimeu à Woincourt . Jacky Hardy nous retrouve avec le même plaisir et le même entrain pour la 25ème année consécutive pour ce triage ; la 30ème année pour l'association . Et le succès est toujours indéniable pour cette manifestation qui devient incontournable . En effet , en moyenne chaque année ce sont pas moins de 1000 pigeons qui passent entre les mains expertes de Jacky durant 4 jours , et le record a été battu cette année avec 1130 pigeons venus d'amateurs de la 1ère , 2ème et 3ème région .

Aujourd'hui la méthode Alaire est de plus en plus connue . Elle fait même partie désormais de l'examen du meilleur jeune colombophile .

Beaucoup de colombophiles connaissent les critères recherchés : un bras court , une tranche épaisse , une fin d'aile bien ventilée … Ce qui amène certains détracteurs à réduire la méthode Alaire à une banale sélection en fonction de l'aile du pigeon . Pour Jacky c'est une hérésie . Pour lui le pigeon est un tout , un groupe d'éléments qu'il faut analyser dans son ensemble . En effet , un pigeon qui a une belle aile mais aucune solidité n'aura pas le meilleur outil de vol pour parcourir de longues distances . Et c'est là le plus important car ce que recherche Jacky par la sélection c'est de parvenir à obtenir des pigeons qui se fatiguent peu ; car ils ont un bon outil de vol  et donc pourront avaler plus facilement les kilomètres . Charge ensuite au voilier d'avoir un bon sens de l'orientation et à l'amateur de le motiver convenablement afin qu'il fasse des prouesses .

Il rappelle que son but est d'aider le colombophile à s'améliorer et donc à réussir sur des grands concours avec une petite colonie ; l'essentiel étant de prendre du plaisir à jouer à pigeons .

De gauche à droite : André Koch , Joël Sueur , Christian Petit , Thierry Mouillard et Jacky Hardy

Pour conclure Jacky tient à remercier tous les Alairiens qui comme Christian Petit continuent depuis plus de 30 ans à promouvoir la thèse Alaire . C'est grâce à cette équipe que l'on doit la renommée et le rayonnement international de la méthode Alaire ainsi que la réputation de Jacky .

 

Rendez vous est pris pour l'année prochaine .

 

par Marc-Antoine CALIPPE

Reportage chez Olivier MORTIER de Rainneville

Rainneville

C’est à l’orée du premier concours de la saison que je me suis rendu à Rainneville près d’Amiens à la rencontre d’Olivier Mortier. Olivier est un colombophile passionné de 45 ans, licencié depuis 1983 sous son père puis à son propre compte par la suite à sa majorité. Olivier est " tombé dedans quand il était petit " comme il aime à le dire.

Il a démarré dans la colombophilie grâce à son grand-père colombophile très connu dans la région et récemment décédé feu Marceau Pionnier. Et si il y a un sujet sur lequel Olivier est intarissable c’est bien son grand-père. Quand mon hôte en parle on sent la fierté dans son regard.  Celui-ci s’adonnait à sa passion tout en étant aveugle. Il a obtenu la médaille du mérite colombophile national, excusez du peu ! Il a d’ailleurs fait l’objet de nombreux articles en référence à sa cécité et à sa passion. D’ ailleurs on m’a fait part d’un article de l’époque où Marceau était accompagné d’un petit bonhomme qui participait dans les tâches quotidiennes, nettoyer les pigeons, les attraper, les nourrir et les abreuver. Il l’aidait également lors des vaccins, des enlogements et des dépouillements. Et quand il fût plus grand il alla entrainer les pigeons. Vous l’aurez compris ce petit garçon c’était bien sûr Olivier qui a perpétré l’héritage de son grand-père. Car Marceau était un très bon joueur de fond et de grand fond. Olivier me confit que son grand-père aimait aussi participer aux grandes expositions de coulons de l’époque. Il fût d’ailleurs très fier d’Olivier quand celui-ci a obtenu la 7ème place lors de l’exposition nationale de 2012 avec la 051.

Les installations

Installé à Rainneville depuis 2004, les pigeons eux ne seront rapatriés qu’en 2009. Au démarrage Olivier ne souhaite pas brûler les étapes et jouer les concours de vitesse et de demi-fond. Le jeu au naturel sera de mise à ce moment comme appris avec le grand-père. Puis depuis 3 ans, on essaie le veuvage, cependant j’ai pu observer quelques femelles au naturel prévues pour les longues distances. Car même si les concours de fond et grand-fond sont un objectif, Olivier souhaite continuer à s’amuser en vitesse et demi-fond. Et c’est certainement ce qui est le plus important qui est de prendre du plaisir avec ses coulons.

Depuis quelques années les origines ont évoluées dans le but de renouveler quelque peu le sang des origines de Marceau. Et c’est ainsi que furent introduits des pigeons de Daniel Hanskens. Olivier me confie que ceux-ci composent désormais près de 90% de la colonie. Quelques pigeons de Sylvain Meyer seront aussi introduits. Pour les plus grandes étapes, Olivier s’est orienté vers des Aarden, des Overwater et des Vandenabeele.

Mon hôte joue depuis ses débuts à la société de la Concorde d’Amiens, qui compte aujourd’hui une quinzaine de joueurs réguliers, il a ainsi suivi les traces de son aïeul. Jusqu’alors vice-président de la Concorde depuis plus de 10 ans, Olivier a été élu président récemment suite à la démission de Gérard Tillier en Octobre 2015. Daniel Hanskens l’ayant succédé à sa place de vice-président. Olivier est très certainement un exemple à suivre tant il est motivé et engagé dans son nouveau rôle. Il est bénéfique que de jeunes amateurs s’impliquent de plus en plus et souhaitent occuper des places dirigeantes. En effet des idées nouvelles peuvent naître et aider notre sport à évoluer et Olivier en a, m’ayant confié quelques pistes.

Le 019 de 2010 le meilleur pigeon de la colonie

En ce qui concerne notre hobby et son avenir, Olivier est incertain. Il déplore les conflits quels que soient les échelons et qui nuisent à la colombophilie. Il regrette également que notre passion soit peu connue, qu’il y aurait peu de pédagogie et notamment dans les écoles où les instituteurs donnent peu de retours aux sollicitations de colombophiles. De même le prix de ventes de pigeons de grands noms l’exaspère comme beaucoup où des sommes mirobolantes sont en jeu. Pour lui l’esprit convivial des mineurs qui jouaient à coulons n’appartient plus à ce monde de l’argent. Heureusement il m’avoue que le contact des pigeons lui redonne le moral et c’est là qu’on sent le passionné ; ainsi que de côtoyer ses camarades au local où règne un fort esprit de camaraderie.
Pour terminer Olivier souhaite en particulier remercier son épouse Francine " une femme en or " comme il l’appelle. Olivier ayant des soucis de santé notamment au dos, c’est Francine qui s’occupe des pigeons quand le maître des lieux ne le peut pas. Peut-être une future colombophile ?

Et c’est ainsi que la journée s’achève. Je tiens à remercier chaleureusement ce couple de colombophiles de m’avoir accueilli pour ce premier reportage en solo.

par Marc-Antoine CALIPPE

Reportage à la société de Beauquesne

J’avais entendu, cet hiver, une rumeur selon laquelle, pendant la saison sportive colombophile, certains de nos convoyeurs avaient eu à manger des tripes durant leur tournée de ramassage des pigeons !!!

Pensez bien que je me devais de vérifier au plus vite si ces faits étaient avérés…..eh bien oui mes amis après une enquête rondement menée, je suis en mesure de vous affirmer qu’il existe au sein de la société de Beauquesne une ambiance où la convivialité est de mise et où les repas pris en commun après les enlogements ne sont pas rares.

C’est en discutant avec Jean godebert qui en est le président depuis 1988,  celui-ci me dit : « tiens Jean-Pierre si tu veux, la fédération nationale a mis en place un beau concours semi national sur Montauban et ce serait bien que tu viennes manger avec nous car je voudrai te présenter Thomas Choquet qui est âgé d’une dizaine d’année est qui malgré son jeune âge me parait très prometteur ».

 

Comme je suis respectueux de la hiérarchie, vite je passe un coup de fil à l’officier supérieur en la personne d’Hervé Vélut et lui demande un petit crédit car comme vous le savez maintenant, je n’arrive jamais les mains vides et c’est au nom de l’ensemble des colombophiles Samariens que j’apporte un sac de grains et deux ou trois autres sachets de grit et Vita minéral aux personnes qui font l’objet de mon reportage et cette fois ce sera donc Thomas Choquet et Jean Godebert à travers qui je vais pouvoir vous informer des grandes et belles initiatives qui se préparent du côté de Beauquesne.

Ha !! J’allais oublier de vous dire que pour ce reportage une fois n’est pas coutume, j’en profite pour me faire accompagner d’un autre coulonneux bien connu au sein du département pour sa générosité et c’est à peine arrivé que déjà Jean pierre Caron invite La famille Choquet à passer rue jean racine à Amiens afin d’y retirer un magnifique couple de jeunes issus de ses reproducteurs.

 

C’est donc après avoir prévenu notre société respective, que jean pierre Caron et moi, sommes arrivés à Beauquesne afin d’y enloger nos coulons.

Le siège colombophile jouxte l’église, je conseille de suite jean pierre d’aller y bruler un cierge, s’il veut revoir son premier inscrit !! Il me répond qu’il va en mettre également un pour le mien….!! Lol.

Jean nous accueille avec le sourire jovial dont il a le secret et nous fait visiter son local, les autres amateurs arrivent nous saluent d’une bonne poignée de main franche et cordiale et c’est sous la houlette de jean, tel un chef d’orchestre que nous mettons les pigeons en panier.

A noter que rien ici n’est laissé au hasard, l’hygiène et le bien être des personnes ainsi que des pigeons est remarquable on sent que Jean a été formé à l'ENIL (école nationale d’industrie laitière et de biotechnologie).

Et bientôt arrive la famille Choquet, le papa Albert, la maman Evelyne, la fille Melody et Thomas, petit garçon qui m’a frappé par sa joie de vivre et surtout l’intelligence que l’on décèle dans son regard pétillant d’enfant de dix ans qui après avoir salué l’ensemble des présents (bien élevés les enfants Choquet) m’explique que son frère Fabien n’a pas pu venir mais que lui aussi s’intéresse aux pigeons.

En effet Albert le papa, m’apprends rapidement que les pigeons sont une véritable passion partagée par l’ensemble de sa petite famille. La maman allant jusqu’à me dire que le soutien de ses enfants, de son mari mais aussi de la présence des pigeons de la famille lui ont permis de traverser l’épreuve difficile de la maladie comme quoi…….bien heureux est celui qui tient des pigeons voyageurs à la maison.

Pendant que l’enlogement se poursuit et après avoir discuté avec les autres amateurs présents, je retourne vers Thomas pour comprendre la passion naissante d’un enfant de dix ans pour le pigeon.

Là il devient intarissable il m’explique que toute la famille participe à l’entretien de la colonie qui compte une cinquantaine de pensionnaires mais que son pigeon préféré et en fait une belle pigeonne écaillée noire qu’il a surnommé « la panthère noire ».

Elle porte la bague n°138829/14 et quand elle arrive tôt avant les autres, il ne se prive pas d’une petite mise en boite de son papa Albert qui bougonne parce que les siens tardent à rentrer tout ça sous l’œil bienveillant de sa maman Evelyne.

Thomas tient aussi à remercier Alain kumm qui joue le rôle d’instructeur au sein de la société et qui lui a beaucoup appris sur la morphologie et les mœurs du pigeon voyageur.

J’avoue que je suis assez surpris quand à l’éloquence de ce petit bonhomme et histoire de le calmer, je sors ma botte secrète et pose la question qui tue : « alors Thomas comment ça se passe à l’école ? Car tu sais il n’y a pas que les pigeons qui doivent compter ».

Et là j’en suis pour mes frais car le gaillard me répond fièrement du tac au tac « Ben ça va je passe en CM2 et j’ai reçu les encouragements des maîtres ».

Je décide de suite d’encourager à mon tour ce jeune prodige et de par ma fonction de président de l’ALC je lui offre son adhésion pour la saison 2016 (Jacqueline quand tu liras ce reportage mets donc notre ami Thomas parmi la liste des adhérents à jour de leur cotisation pour 2016).

De suite les parents de Thomas me demandent en quoi cela consiste et que veux dire «  ALC »,je leur répond qu’il s’agit de l’amicale des longs cours de la Somme Aisne et Oise qui regroupe une cinquantaine des meilleurs joueurs de fond que compte la Picardie.

J’invite également la famille à venir se rendre compte de la bonne ambiance qui règne au sein de cette structure et je les invite à assister à la remise des prix 2015 qui aura lieu à Beauquesne à la fin octobre.

Le seul moment où il apparait un peu de tristesse sur son visage poupon, c’est quand Thomas me dit sa tristesse de ne pas voir l’ensemble de ses pigeons rentrer au pigeonnier, il m’avoue sous le sceaux de la confidence d’avoir parfois pleuré en cachette la disparition d’un de ceux-ci.

Thomas et sa panthère

Je laisse Thomas aller donner un coup de main pour abreuver les pigeons en partance pour Montauban et je retourne voir Jean qui vient de finir les écritures pour en savoir un peu plus sur la société de Beauquesne ainsi que sur son parcours personnel familial et professionnel.

C’est de bonne grâce que Jean se prête au jeu, d’abord il tient à remercier le groupement pour les petits cadeaux qui lui ont été remis ils serviront à récompenser un concours, il me précise qu’il est heureux de ce genre de reportages qui permettent de rencontrer et de faire connaitre les amateurs entre eux.

Je lui demande de présenter la société de Beauquesne, il m’explique que celle-ci existe depuis 1988, qu’elle a été créée sur demande d’une poignée d’amateurs qui à l’époque jouaient à Doullens et qu’elle a été nommée « LA PLUME D’ACIER ».

C’est un personnage haut en couleur qui s’appelait Jean Becquet qui a financé à l’époque le démarrage de la société, il aura notamment permis l’achat des paniers ainsi que de l’ensemble du matériel sur ses fonds propres.

Conscient de ce que la société devait à ce généreux donateur, et comme il n’avait pas de descendance, à la mort de celui-ci, ses camarades de la société ont décidé de le remercier en lui faisant ériger une pierre tombale d’une valeur de 2500 euros.

Jean me dit qu’il en est le président depuis 1988 et qu’il compte à ce jour 18 adhérents dont plusieurs sont des joueurs réguliers, ils affrontent toutes les catégories de jeux de la vitesse au grand fond.

Il me confit aussi être  passionné par la vie de sa commune et qu’en être le premier adjoint  lui offre des opportunités de booster certains projets notamment la création d’un musée colombophile au sein de l’espace de vie sociale qui sera bientôt créé au centre de la bourgade de Beauquesne.

Pour ce faire, une convention de dépôt de collection a été signée entre le commune et Gérard Tillier qui prend en compte tout l’intérêt  que représente l’histoire colombophile de notre pays.

Un pigeonnier mobile d’époque serait remis en état. Des activités s’inscrivant dans le cadre des activités périscolaires, les élèves de nos écoles recevront ainsi  de façon ludique, l’enseignement des sciences, de la géographie voire des mathématiques.

Le projet est déjà bien avancé, pour preuve, Jean me montre les plans et m’indique que si tout va bien le musée serait inauguré lors des commémorations de la bataille de la Somme durant la grande guerre.

J’avoue être stupéfait par un tel projet muri et porté sans tambour ni trompette par un homme d’une telle qualité !! Quel regret que Jean Godebert ne soit pas président de la deuxième région colombophile de France.

 

Jean se dit aussi très satisfait de nos instances nationales qui ont mis sur pied un concours semi- national de fond réunissant un grand nombre d’amateurs, cela va dans le bon sens merci à monsieur Dupuis.

Il note aussi au passage, que seul le groupement de la Somme sous la houlette d’Hervé Vélut a su maintenir le prix du pigeon à 1 euro pour ce concours et qu’en plus une sympathique dotation y a été mise en place afin d’y encourager la participation des colombophiles picards.

Position quelque peu éloignée du bureau fédéral qui a refusé sans autre forme de procès à ce que la 2éme région participe à ce beau et grand concours de fond semi national.

Voilà si j’ose dire pour la partie purement colombophile, mais ce qui est intéressant quand on la chance de rencontrer un homme comme Jean (sa modestie va en souffrir mais tant pis), c’est de connaitre son parcours personnel et dieu sait si celui-ci est riche !!

Jean c’est un modèle de réussite professionnelle en effet, entré en apprentissage à l’ENIL il a quarante années plus tard dirigé une des usines de l’entreprise SODIAAL ou tenez-vous bien celui y était entré comme apprenti.

Au sein de cette entreprise, jean a occupé tous les postes de technicien, chef d’équipe, responsable de production pour en arriver au poste de directeur.

Il qualifie sa vie professionnelle de passionnante et n’oublie toutefois pas de me dire que Monique son épouse n’y est pas étrangère.

Au moment où il m’en parle, je vois toute la tendresse qu’il lui porte et il n’hésite pas à qualifier la vie auprès de Monique de ses quatre enfants et de ses neuf petits-enfants de je le cite : « vie familiale exceptionnelle ».

Jean est en retraite depuis cinq ans, cinq années qu’il n’a pas vu passer tant il est pris d’une part par sa famille et d’autre part par la vie de son village qu’il chérit.

Comme je vous l’ai mentionné plus haut dans ce reportage, il en est le premier adjoint quand on sait que Beauquesne compte 1400 habitants ça fait déjà du boulot !!

Jean c’est aussi un homme du terroir presque chauvin qui s’efforce de promouvoir un sport typiquement Picard qu’est le ballon au poing.

Là-dessus, Jean me dit que c’est bien beau de converser mais que la sangria est prête et qu’il va bientôt être l’heure de passer à table !!

Aussitôt dit aussitôt fait nous voilà passé dans l’arrière salle du local ou l’on va prendre un repas froid bien venu par ces temps de canicule.

La tablée comprend la quasi-totalité des membres de la société ainsi que leur compagne pour certain.

La conversation va bon train sur tout et sur rien, ce sont des moments privilégiés que nous apprécions et qui nous réconcilie avec la colombophilie vraie.

le repas convivial

Soudain, le camion est annoncé, nous chargeons les paniers, nous invitons le chauffeur ainsi que le convoyeur à casser une petite graine vite fait, nous avons pris soin de leur garder une collation. Mais là nous essuyons un refus !!

Trop tard leur tournée et passée avant chez Jacqueline et Christian et bien sûr ils ont déjà été retenus à manger.

 

Jean pierre Caron me fait remarquer que l’heure tourne, en effet la nuit est tombée depuis un bon moment, nous prenons congés de nos camarades et regagnons Amiens.

Nous sommes retournés à Beauquesne pour le dépouillement des appareils et là en bon président qui ne peut décevoir en pareil cas c’est Jean qui a  fait le premier prix.

PS : et la panthère de Thomas me demanderez-vous ?

He bien elle n’a pas fait prix, mais elle est rentrée fraiche comme une rose c’est déjà une sacrée performance pour un pigeon d’un an qui allait pour la première fois aussi loin !!

C’est pour cette raison que Thomas la trouve encore plus belle qu’avant.

                                                                            

par Jean-Pierre DUSAUTOIR 

Reportage au colombier de Mr et Mme PETIT Christian d'Yzengremer

En ce jour béni du 20 mai de cette année 2015, me voilà de bon matin au volant de ma voiture, qui prend la direction de l’extrême ouest du département : destination Yzengremer.

Yzengremer est une petite commune picarde de 532 habitants située au cœur du Vimeu en patois picard, on dit « zinguérmeu ».Elle abrite deux particularités qui méritent d’être vu, son église Saint Médard du XV siècle ainsi que son château du XVII siècle.

Yzengremer est aussi un ancien site industriel de la serrurerie.

Autres particularités d’Yzengremer et pas des moindres, c’est qu’elle abrite en son sein, quelques fins coulonneux dont je vais enfin vous révéler l’identité, il s’agit de Monsieur et Madame Petit.

Christian et Jacqueline sont deux purs produits picards, ils sont nés en 1947, se sont rencontrés en 1967 au cours d’un bal donné dans la commune de Lanchères pour se marier en 1968, de ce mariage naitront deux bambins Isabelle et Frédéric.

Pour terminer la présentation de mes hôtes, je vous dirais encore que Jacqueline est retraitée en tant que contrôleuse qualité et que Christian, lui est retraité de la métallurgie.

 

De leur métier, jacqueline a conservé la rigueur de la chose bien tenue que l’on retrouve dans les divers postes qu’elle occupe au sein du Groupement, de l’Amicale des longs cours ou bien encore au sein de leur société colombophile « les voltigeurs du Vimeu » pour sa part Christian a gardé le goût du bricolage et de l’effort.

Je dois aussi vous avouer que si j’ai pris le prétexte d’expédier quelques formalités administratives de l’ALC dont je suis le président et Jacqueline en est la secrétaire, mes deux comparses ne savent pas que je viens leur rendre visite avec ma casquette de responsable de la communication du groupement toujours mandaté par Hervé Vélut en sa qualité de Président du groupement.

Celui-ci m’a d’ailleurs recommandé « surtout n’oublies pas les fleurs pour Jacqueline »Lol.

Me voilà donc vers onze heures du matin rendu au 29, rue de la république lieu de résidence de nos deux sympathiques coulonneux : maison agréable et très bien tenue qu’ils habitent depuis 1980 et qu’ils ont retapée de leurs propres mains avec goût et coquetterie.

 

Christian et Jacqueline avec leurs cadeaux

A mon coup de sonnette, la maitresse de maison  m’accueille et de suite m’emmène rejoindre Christian au jardin qui est affairé  à la préparation de ses jeunes mâles de l’année car il s’apprête à les entrainer à quelques kilomètres.

L’accueil est chaleureux et se transforme en séquence émotion quand je leur avoue le but de ma visite. Christian décontenancé part lâcher ses jeunes sous notre regard amusé de sa surprise.

Pendant ce temps Jacqueline me montre l’immense terrain qui jouxte leur maison et surtout me confie avec fierté que les deux maisons : une construite par Christian et son fils et l’autre par sa fille Leur permettent  d’entretenir des liens privilégiés avec leurs enfants.

Elle me montre aussi les colombiers qui existent depuis 1984 et qui bien entendu ont été construits par le maitre des lieux.

Là-dessus voilà que Christian réapparait un peu plus détendu et nous passons à table !!! Car il faut savoir que si vous passez par Yzengremer à l’heure du repas vous serez immanquablement retenus à table par Jacqueline et Christian qui ont le cœur sur la main.

C’est donc devant une assiette bien garnie et un verre bien rempli que je poursuis mon entretien.

Christian m’explique qu’il a contracté le virus des pigeons depuis toujours, il se souvient  avec nostalgie quand tout gamin il s’amusait avec des « coulons de rue » avec ses copains Claude bourgeois, Jean-Michel Leleu et son frère Jean-Jacques.

C’est en 1984 fidèle à la promesse qu’il s’était faite qu’il débute la colombophilie au sein de la société de woincourt où il occupera divers postes jusqu’à en devenir le président depuis une dizaine d’années. Celle-ci regroupe 25 licenciés dont une quinzaine sont des joueurs réguliers.

Au sein de la société règne une bonne ambiance les petits coups à boire et les barbecues n’y sont pas rares !!!

Jacqueline pour sa part ne reste pas inactive loin s’en faut : pensez elle occupe le poste de secrétaire adjointe de la société, le poste de secrétaire de l’amicale des longs cours ainsi que celui du groupement de la somme.

 

Je me dois aussi de vous dire que Christian organise depuis une bonne vingtaine d’année le triage  alaire de woincourt. En effet, Christian et un inconditionnel de la méthode alaire chère à Jacky Hardy qui y vient trier les pigeons avec un succès grandissant d’année en année.

Jacqueline et Christian pense que la conjoncture actuelle n’aide pas au renouveau de notre hobby et sont assez pessimistes quant à l’avenir d’une colombophilie « ouvrière ».

Petite anecdote au passage : saviez-vous que parfois le pigeon peut faire tort à la musique ?

La réponse est oui car il faut savoir que Christian a abandonné l’harmonie de Fressenneville où il jouait de la basse et contre basse au profit du jeu de pigeon, rendez-vous compte comment on a perdu un virtuose du piston ! Lol.

la Team Petit-Mouillard

Voilà le dessert qui se présente, nous l’expédions comme il se doit et nous voilà rendu dans les pigeonniers et comme je vous l’ai dit précédemment, ce sont des pigeonniers fabriqués par le maitre des lieux qui en fin bricoleur a su les rendre agréables pour les pigeons et fonctionnels pour l’amateur.

Deux compartiments pour les jeunes qui permettent de séparer la première et la deuxième tournée des jeunes, un compartiment qui regroupe les célibataires, un compartiment pour les femelles, ainsi que deux autres compartiments qu’occupent les veufs. Cet ensemble se trouve au fond du jardin tandis que le colombier des reproducteurs se trouve dans la cour de la maison.

La colonie compte une soixantaine de pigeons de jeux (mâles et femelles) et une cinquantaine de jeunes. Ainsi qu’une douzaine de couples de reproducteurs.

L’ossature de la colonie est basée sur un pigeon écaillé noir acheté lors de la vente totale du regretté Félix Lecerf et plus récemment sur des pigeons de Messieurs Lorson et Louchet deux très bons joueurs de fond et grand fond qui ont malheureusement été obligés de mettre fin à leur passion pour raison de santé.

Le suivi sanitaire est assuré par un ami de Christian et jacqueline en la personne de Thierry Mouillard qui assiste à toutes les arrivées. Christian me confit que les résultats sont d’ailleurs bien meilleurs depuis que Thierry veille au grain de ce côté-là.

Un mélange classique est distribué avec parcimonie depuis que Jacqueline a démontré à Christian qu’il ne fallait pas trop nourrir les pigeons si on veut qu’ils volent vite et c’est en s’occupant des pigeons pendant l’hospitalisation de son mari qu’elle lui a prouvé en faisant le premier société sur Bergerac !!Excusez du peu !! Bravo Madame.

J’ajoute que lors de ma visite bien que non prévue, les pigeonniers sont d’une hygiène rigoureuse.

Je dois vous dire aussi que du temps des anciennes constatations, jacqueline donnait un coup de main à Christian lors des rentrées, elle me confesse que c’est sous ce prétexte que Christian la faisait venir dans le pigeonnier et ajoute avec un petit sourire qui en dit long, qu’elle y vient encore bien qu’avec l’électronique…..lol .   

Ils sont passionnés par les longs cours et Christian me dit qu’il est toujours impressionné par l’arrivée de ses pigeons qui ont parfois traversé la France pour rentrer d’ailleurs un de ces jours il se promet d’engager quelques pigeons sur un INTER.

Je lui demande ce qui l’a marqué durant ses trente et quelques années de colombophilie et c’est sans hésiter qu’il se rappelle avec beaucoup d’émotion son premier concours où il avait engagé 30 jeunes pour n’en voir rentrer que trois !!.

Comme le veut la tradition, en fin de reportage, je demande si les intéressés veulent y ajouter quelque chose et c’est sans hésiter et avec émotion qu’ils me demandent de citer les noms de trois personnes qui ont beaucoup compté à leur début à savoir Gilbert Becquet, Charles Saint-germain et Maurice Bonhomme.

Voilà il est bientôt l’heure de me rentrer et c’est avec grand plaisir que je remets au nom de l’ensemble des amateurs du groupement de la Somme : une fleur pour Jacqueline deux sacs de grains et quelques grit et pierre à picorer pour Christian.

Je parle de faire quelques photos et voilà mon Christian qui disparait de nouveau !!Je fais part de mon étonnement à Jacqueline qui me répond «  laisse tu vas voir il est parti se changer pour la photo» Je rigole quand je vois mon lascar réapparaitre habillé de pied en cape !!Lol

On fait donc quelques photos pour agrémenter mon reportage et je prends congés de mes hôtes.

Quand je rentre à la maison c’est Dominique ma femme qui m’accueille et me demande alors comment s’est passée ta journée ?

Je lui explique que je viens de passer un agréable moment en compagnie de Jacqueline et Christian Petit, elle me dit «  ha c’est la dame qui fait beaucoup pour les pigeons et qui est toujours avec son mari aux réunions ? Ben cela ne m’étonne pas ils sont braves ces gens-là »

Tout était dit…

 

par Jean-Pierre DUSAUTOIR et Marc-Antoine CALIPPE

Reportage sur un jeune colombophile débutant de Doullens

         Amis colombophiles de la Somme, bonjour. Une fois de plus me voilà mandaté par le président du groupement pour aller rendre visite à un jeune amateur de la société de Doullens.

C’est par ce samedi 25 avril 2015 que je me dirige vers le nord du département, étant moi-même natif du Pas de calais, je suis toujours surpris de découvrir ces immensités que forment les champs faisant penser à un immense échiquier devenu fou !!!! Paré de ces couleurs flamboyantes qui révèlent des cultures de colza, blé et autres céréales.

A peine arrivé, je suis accueilli par le président, en la personne de Jean-François Lagny qui de suite me présente les joueurs qui sont occupés d’enloger le concours de Châteaudun dans des paniers plastiques flambants neufs qui, entre parenthèses, sont certainement bien plus performants au regard de l’hygiène de nos coulons sans parler de la simplicité de nettoyage.

Les personnes que je vois, parlent haut dans une ambiance chaleureuse, on sent de suite que nous sommes dans un milieu de passionnés…….

Je suis surpris du changement de look du local, en effet celui-ci a été entièrement rénové par deux des adhérents qui sont Messieurs Mickael Hardy et Jean-Marie Moniaux.

Après un petit café, J’en reviens à ma mission première et je demande à poser quelques questions à Mickael Hardy, jeune colombophile qui a débuté en 2014. Celui-ci accepte de bien bonne volonté et me confie, qu’il est âgé de 29 ans et malgré un travail prenant de couvreur, il se détend auprès d’une soixantaine de pigeons qui sont répartis dans deux pigeonniers, le premier destiné aux jeunes et un autre pour les naturels, ses installations jouxtent la maison familiale implantée à Bernaville.

Mickael m’explique qu’il ne veut pas brûler les étapes et qu’il tâtera du veuvage quand il aura un peu plus de métier !! Sage décision.

les sociétaires du Rapide de Doullens affairés lors de l'enlogement

Il m’explique qu’il est venu aux pigeons voyageurs par le biais d’un cousin qui s’appelle David Brasseur, c’est aussi ce cousin qui lui prodigue les conseils pour le suivi sanitaire de la colonie.

Mickael me dit qu’il se sent bien intégré au sein de la société ou la majorité des amateurs lui ont donné des pigeons et quelques « tuyaux ». Qu’ils en soient remerciés car il n’est pas toujours évident de débuter dans un milieu ou la compétition est reine.

Je lui demande son meilleur souvenir, il me confie son émotion lorsqu’il a vu arriver son premier pigeon lors de son premier concours en 2014 tout en ajoutant fiérement que tous ses coulons sont rentrés de ce concours.

Si Mickael parait réservé comme on dit, il semble faire partie de cette catégorie de personne que les Picards appellent des « taiseux ». Je remarque un petit garçon qui n’en perd pas une miette, celui-ci se prénomme Evans c’est le fils de Mickael et à voir ce regard pétillant quand il regarde les pigeons gageons que la relève est déjà là.

par Jean-Pierre DUSAUTOIR et Marc-Antoine CALIPPE

Comme le veut la tradition, je ne viens jamais les mains vides lors de mes reportages. Aussi aujourd’hui j’offre à Mickael un sac de grain de la part du groupement.

Un bon pour un couple de jeune 2015 issu du colombier Jean marie Loiselle, bien connu au sein du département pour ses performances en vitesse et demi-fond.

Pour ne pas être en reste j’offre également un mâle reproducteur âgé de 6 ans acheté en hollande avec un pédigrée qui révèle que ce pigeon est issu d’une lignée de fond, il m’a d’ailleurs déjà donné quelques bons pigeons.

Inutile de vous dire que les Hardy père et fils sont aux anges, c’est comme ça que l’on motive les nouveaux venus et c’est à travers ma modeste personne que l’ensemble des amateurs présents salue l’initiative du groupement de la Somme.

Bon après avoir plaisanté avec Jean-François au dépend de notre président de groupement (on lui fait croire au téléphone que j’avais revêtu mon uniforme et que je venais contrôler la régularité de l’enlogement !!Lol). Après cette blague de potache, j’en viens à parler de la société de Doullens.

 

 

Jean-François me dit que sa société, comme beaucoup d’autres a été créée peu après-guerre et qu’elle regroupe actuellement 26 adhérents dont une bonne vingtaine participent régulièrement aux concours, toutes les disciplines sont pratiquées certains comme les frères De cock ou bien encore le sympathique Alain Duvauchel vont même jusqu’à défier les meilleurs en participant aux concours internationaux et aussi messieurs Turpin et Ponthieu, de très bons joueurs de vitesse.

Somme toute et même s’il regrette le manque d’investissement de la part de la fédération régionale envers les jeunes amateurs, Jean-François Lagny est un président heureux.

Il est fier d’avoir réussi à reprendre le flambeau derrière Siméon Ménuge, quand il prononce le nom de notre regretté camarade on ressent un immense respect envers celui-ci.

D’ailleurs, il m’informe qu’en août prochain, il organisera l’inauguration du local nouvellement rafraichi et à cette occasion, une commémoration à l’endroit de Siméon prendra la forme d’une plaque commémorative qui sera apposée au fronton du local.

Belle initiative que de se souvenir de nos anciens c’est aussi ça l’esprit colombophile.

 

 

Jean-François me parle avec nostalgie du temps où lui et Siméon avait pris l’initiative d’organiser le repas annuel de la société, au début peu y croyait, l’an dernier il y avait 250 convives à table !!!

L’objectif est de passer à 300 cette année, faite comme moi allez-y, vous y passerez un excellent moment.

Il ajoute que les bénéfices de cette manifestation contribuent à faire baisser le coût du transport.

Quand je lui demande s’il veut ajouter quelque chose de particulier au sujet de son association, Jean-François insiste pour me parler de la commune de Doullens.

Bien qu’elle ne compte qu’environ 7000 habitants, elle est administrée par Christian Vlaminck en sa qualité de maire de la commune.

Celui-ci, lui attribue gracieusement les locaux dans lesquels nous nous trouvons et surtout jean-François m’indique que la commune de Doullens lui a dégagé à titre exceptionnel une somme de 2400 euros pour pouvoir s’équiper en paniers plastique !!!

Parlez d’une aubaine bravo Monsieur le maire.

 

En guise de conclusion, jean-François me demande aussi de remercier Nathalie la sympathique secrétaire ainsi que l’ensemble des bonnes volontés sans qui rien ne serait possible.

Bon voilà, l’heure tourne, et après un petit passage par la buvette, je prends congé de mes sympathiques coulonneux de cette belle société de Doullens.

 

 

Reportage au colombier de Mr et Mme DUBOIS Gérard de Velennes

          Si vous empruntez la vallée des Evoissons, vous tomberez immanquablement sur le petit village de Velennes, petit village picard d'un peu plus de 150 âmes. C'est là au pied de la petite église du village que j'avais donné rendez vous à Marc-Antoine afin d'aller à la rencontre d'un de nos anciens.

Donc ce lundi 31 mars, vers 14 heures, me voilà rendu à Velennes, Marc-Antoine est dejà arrivé, je remarque qu'il est accompagné de sa charmante compagne, Justine, qui lui prépare un heureux évènement pour le début du mois de Mai, ce sera une petite fille qu'ils prénommerons Manon.

Nous ne tardons pas à trouver la maison de notre ami Gérard Dubois, président de la société colombophile "la reine des airs" de Conty.

C'est Gérard qui nous accueille et nous présente immédiatement Jeannette sa compagne depuis toujours. Gérard est né le 7 août 1938 dans son village où il a toujours vécu, depuis il y a exercé le dur mais beau métier d'agriculteur où il exploitait une centaine d'hectares en partenariat avec sa soeur. Pour sa part, Jeannette a quand à elle terminé sa carrière comme veilleuse de nuit à la maison de retraite de Conty.

Inutile de vous dire que l'accueil qui nous fut reservé fut très chaleureux de la part de nos hôtes !!

Imaginez donc, le président du groupement de la Somme qui dépèche les responsables de la communication pour faire un reportage sur la colonie Dubois, du jamais vu du côté de Conty !! Gageons que cela va animer les conversations autour du rosé lors des prochains enlogements.

Avant de parler coulons, je me dois de vous dire que bien qu'ils accusent respectivement 76 et 71 printemps pour Gérard et Jeannette, les regards sont vifs, intelligents et expriment la joie et la bonne humeur.

Le café à peine servi, voilà que nous sommes rejoints par un solide gaillard, ce n'est autre que Frantz Boillet que Gérard nous présente comme son "filleul colombophile", il s'empresse d'ailleurs de nous dire que l'élève dépasse déjà le maître bien qu'il ne pratique pour son propre compte que depuis 2011.

Jeanne en bonne compagnie

Mais revenons à la colonie de Gérard, elle se compose d'environ 60 à 70 pigeons : la vitesse y est jouée pour la mise en route et ensuite on passe au demi-fond et au fond. Les resultats en vitesse ne sont pas toujours formidables car Gérard n'aime pas voir ses pigeons "crever la faim", ils s'améliorent en demi-fond et sont parfois surprenants en fond. Et là suite à notre étonnement, Frantz dans un grand éclat de rire nous avoue que son camarade Gérard s'endort parfois pendant que les pigeons engagés sur les fédéraux arrivent !

les installations de Gérard et Jeanette

Gérard avec un de ses champions

Gérard est venu à la colombophilie grâce à des liens familiaux avec les Debruyne, colombophiles belges réputés.

Le veuvage y est joué, les soins y sont simples mais suivis. L'hygiène des colombiers y est irréprochable, ajoutez à cela une bonne nourriture, de l'ail, du miel, et une tisane de temps en temps, un peu de vitamines et le tour est joué.

Les origines cultivées sont : DEBRUYNE, LUCAS et depuis 2 ans une dizaine de jeunes par an en direct de la station d'élevage des frères SIMMONS de hollnade.

Mais attention, bien que Gérard adore ses pigeons, la main est ferme et ne tremble pas lors du tri annuel.

Nous demandons à Gérard de nous confier son meilleur souvenir ,il nous répond fièrement un 4 sur 4 sur Berlin excusez du peu !! Et d'ajouter que c'était des pigeons qui ne volaient pas très bien en France alors je les ai envoyés là-bas !!

Nous demandons à Gérard ce qu'il pense de l'avenir de notre hobby, il déplore le manque de relève mais bon...

 

Le temps passe vite et il est temps de prendre congé de nos hôtes car Marc-Antoine et Justine doivent encore retraverser une bonne partie du département pour rentrer chez eux, mais Gérard prend quand même le temps de nous montrer un magnifique mâle d'origine JANSSENS qui devrait donner du fil à retordre à ses copains de la société, il insiste pour les citer et nous fait répéter deux fois de peur d'en oublier un ! A savoir : Eric LEYS et ses gamins, Frantz BOILLET, Guy TOUSSAINT, Fabrice PECOURT, et Christophe PRONNIER ainsi que les autres qui sont plus éleveurs que joueurs.

un futur crack ?

Pour clore ce joli moment plein de générosité, nous remettons à Gérard un petit cadeau de la part de TOUS les amateurs du groupement, à savoir un sac de grain, quelques pierres à picorer, un calendrier, des bons de réduction et un carnet d'élevage que nous sommes allé chercher au sein des établissements DHUEZ 44 rue Beranger à Amiens.

Nous voyons bien que ce petit geste touche profondément Gérard et Jeannette.

de gauche à droite: Jean-Pierre DUSAUTOIR, Gérard DUBOIS, Marc-Antoine CALIPPE, et Frantz BOILLET

Après avoir lu ces quelques lignes, nous sommes certains que plus d'un amateur regarderont le nom de DUBOIS sur les résultats, définitivement un GRAND Monsieur à nos yeux.

par Jean-Pierre DUSAUTOIR et Marc-Antoine CALIPPE